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Clip « Paradise » de Coldplay : quand la musique prend la défense des animaux

Personnage déguisé en éléphant assis dans un parc verdoyant

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Sorti à l’automne 2011 sur l’album à succès Mylo Xyloto, le morceau Paradise de Coldplay a rapidement conquis les ondes du monde entier. Si la mélodie entraînante et les refrains aériens signés Chris Martin restent gravés dans les mémoires, c’est surtout sa vidéo officielle qui a marqué les esprits des petits comme des grands amoureux des bêtes. Délaissant les superproductions clinquantes, le groupe britannique a choisi de raconter une véritable fable animalière empreinte de poésie, d’humour et d’émotion.

Une évasion rocambolesque vers la liberté

Le scénario démarre au cœur d’un zoo urbain morose. Enfermé derrière des barreaux froids, un éléphant à l’allure singulière — incarné par Chris Martin lui-même dans un costume en peluche géant — décide de briser sa captivité. Sa fuite, à la fois burlesque et poignante, le mène à travers la ville : on le voit prendre le métro londonien, faire du stop sur l’autoroute, gagner quelques sous en jouant du monocycle sur le trottoir, avant d’embarquer clandestinement dans un avion à destination de l’Afrique du Sud.

Sur cette terre natale baignée de soleil, le voyageur solitaire traverse les vastes plaines sauvages à la recherche de son paradis perdu. Après de longues pérégrinations à vélo et à pied, la solitude prend fin lorsqu’il retrouve enfin trois congénères — joués par les autres musiciens du groupe, eux aussi affublés de têtes d’éléphants — en train de jouer de leurs instruments en pleine savane. Ce dénouement joyeux célèbre les retrouvailles avec les siens et le bonheur d’exister en harmonie avec son environnement naturel.

L’écho de la captivité et le respect du bien-être animal

Derrière son ton décalé et son esthétique de road-trip artisanal, le clip de Paradise véhicule un message universel qui touche particulièrement les propriétaires d’animaux : l’aspiration fondamentale à la liberté, à la stimulation et à la vie sociale. La détresse initiale du pachyderme enfermé rappelle que la captivité sans aménagement est une épreuve pour n’importe quelle espèce.

Chez nous, cette réflexion fait immédiatement penser au mode de vie de nos chers petits compagnons à grandes oreilles. Bien que le lapin domestique ne soit pas un éléphant de savane, ses besoins naturels d’exploration, de course et de sauts sont tout aussi cruciaux. L’enfermer en continu dans une petite cage grillagée revient à brider sa vivacité et son équilibre. C’est pourquoi penser son habitat et ses accessoires sous forme d’enclos spacieux, voire de liberté totale, transforme radicalement son bien-être au quotidien.

Coldplay et la cause animale : une fascination constante

Ce n’était pas la première ni la dernière fois que Coldplay choisissait le monde animal pour illustrer ses compositions. Quelques années plus tard, la formation récidivait avec une mise en scène impressionnante mettant en avant des primates numériques, comme nous l’évoquions dans notre article sur le nouveau clip de Coldplay avec des singes. Le groupe a toujours su combiner des rythmes pop fédérateurs avec des créatures attachantes pour faire passer des émotions sincères, une recette qu’on a pu également retrouver lorsque la dernière musique de Coldplay dans la pub de Beats s’est invitée sur nos écrans.

Plus d’une décennie après sa diffusion, Paradise reste un hymne réconfortant. Il rappelle à toute la famille que le plus beau cadeau que l’on puisse offrir à un animal — qu’il pèse cinq tonnes ou deux kilos — reste la tendresse, le respect de son rythme et un espace où il peut gambader sereinement.

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